Le diagnostic

Le diagnostic

Objectif du diagnostic

Le diagnostic vise à exclure d’autres causes possibles des symptômes observés. Un diagnostic erroné peut avoir des conséquences importantes, tant médicales qu’émotionnelles.
On parle d’abord de « maladie d’Alzheimer possible » ou « probable », car seule l’analyse du tissu cérébral (impossible du vivant) permet une certitude totale.

Étapes du diagnostic

1. Consultation médicale

  • Premier contact : le médecin généraliste mène une anamnèse (entretien approfondi avec le patient et son entourage).
  • Objectif : recueillir des informations sur les symptômes, leur évolution, le mode de vie, l’historique médical.

2. Examens médicaux et tests de dépistage

  • Bilan biologique : prises de sang, analyses urinaires… pour exclure d’autres pathologies (carences, infections, dépression, effets secondaires de médicaments…).
  • Tests cognitifs rapides : comme le MMSE, pour évaluer les fonctions mentales (mémoire, orientation, langage…).

3. Examens spécialisés

  • Imagerie cérébrale : IRM, scanner, EEG… pour visualiser l’état du cerveau.
  • Tests neuropsychologiques : réalisés par un neuropsychologue, ils évaluent en détail les différentes fonctions cognitives.
  • L’entourage peut être sollicité pour évaluer la conscience des troubles (anosognosie).

4. Confirmation du diagnostic

  • En cas de suspicion, deux évaluations neuropsychologiques sont souvent nécessaires, à 6 mois d’intervalle, afin d’observer une éventuelle dégradation, signe de la nature évolutive de la maladie.

Un diagnostic collaboratif

  • Le patient et son entourage jouent un rôle actif dans la précision du diagnostic.
  • Fournir des informations détaillées favorise une prise en charge personnalisée et adaptée.
  • Le diagnostic est le fruit d’un travail d’équipe entre professionnels de santé, patient et proches.